FESPACO : and the winner is…

Particulièrement scruté cette année, le FESPACO n’a pas failli à sa réputation de grande fête du cinéma africain, avec du 22 février au 1er mars une programmation toute en créativité et en diversité.

Placée sous le thème « Cinémas d’Afrique et identités culturelles », la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) avait pour invité d’honneur le Tchad.

Organisée dans un contexte complexe, cette édition s’est pourtant révélée particulièrement foisonnante avec un record de films.

L’édition de tous les records

Pas moins de 1.351 films ont été visionnés par le comité de sélection (incluant 258 longs métrages de fiction, 286 longs métrages documentaires, 611 courts métrages et 79 séries), dont 235 ont été retenus, venant de 48 pays.

Côté professionnel, le Marché international du cinéma africain et de la télévision (MICA) n’était pas en reste, avec plus de 200 inscrits aux ateliers post-production, co-production et patrimoine et 33 communications de 13 pays programmées dans le cadre d’un colloque réunissant chercheurs et professionnels.

Et les lauréats sont…

Vainqueur très applaudi de cette édition, c’est le réalisateur burkinabè Dani Kouyaté qui a remporté l’Étalon d’or de Yennenga, récompense suprême du festival, pour son film Katanga, la danse des scorpions, une fable politique inspirée de Macbeth de William Shakespeare. Les partis-pris forts de l’œuvre, tournée en langue mooré et filmée en noir et blanc, lui ont valu d’être récompensée pour son « caractère intemporel et universel » et « son fort ancrage culturel », selon les termes de Martin Zongo, porte-parole du jury. C’était la troisième fois depuis la création du festival, et la première depuis 1997, qu’un Burkinabé remportait le trophée. A noter que Katanga ou la danse des scorpions a également remporté le prix du public, récompensant le film ayant enregistré le plus d’entrées et de votes des cinéphiles.

L’Étalon d’argent a quant à lui récompensé Le village à côté du paradis du Somalien Mo Harawé, tandis que l’Étalon de bronze a été décerné à On becoming a guinea fowl de la Zambienne Rungano Nyoni.

Dans la catégorie documentaire long métrage, c’est la Guadeloupéenne Malauray Eloi Paisloy qui a été récompensée par l’Étalon d’or pour L’homme vertige, consacré à Pointe-à-Pitre, devenue ville fantôme. Son œuvre a été doublement primée puisqu’elle a également reçu le Prix Paul Robeson du meilleur film de la diaspora, une nouveauté de cette édition 2025. Ont également été distingués dans la catégorie documentaire Tongo Saa / Rising Up at Night du Congolais Nelson Makengo et Loin de moi la colère de l’Ivoirien Joël Akafou, respectivement récompensés par l’argent et le bronze.

Enfin, un nouveau prix est venu s’ajouter à la liste des récompenses décernées dans la cadre du FESPACO : le prix Thomas Sankara, destiné à récompenser des producteurs ou réalisateurs dont l’œuvre contribue à promouvoir les valeurs du panafricanisme, et c’est Our Land, Our Freedom, une œuvre kenyane signée Meena Nanji et Zippy Kimundu, qui a eu l’honneur de remporter ce trophée pour sa première édition.

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