Bilili BD : Brazzaville, capitale de la bande dessinée le temps d’un festival

La 8ème édition du Bilili BD Festival, qui s'est tenue du 2 au 8 décembre à Brazzaville, a une fois de plus enchanté les passionnés de bande dessinée comme les professionnels des arts graphiques.

Depuis sa création en 2016 par la dessinatrice et autrice Joëlle Épée Mandengue, le Bilili BD Festival n’a cessé de gagner en richesse de contenus et en visibilité internationale, jusqu’à devenir un rendez-vous incontournable pour les auteurs, les éditeurs et les amateurs du 9ème art sur le continent.

Un espace de découverte pour les amateurs d’arts graphiques

Le thème de cette année, « Parcours de héros », a servi de fil conducteur à une programmation riche et variée. BD, dessin animé 2D, jeu vidéo, cosplay, édition numérique et physique… : les festivaliers ont pu découvrir les toute dernières nouveautés du secteur des arts graphiques. Très appréciées des participants, des expositions interactives leur ont permis de se plonger dans l’univers graphique de leurs auteurs favoris dans le cadre d’une expérience unique, à la rencontre entre création graphique traditionnelle, réalité virtuelle et réalité augmentée.

Pour le plus grand bonheur des amateurs, nombre d’auteurs de la scène africaine et internationale étaient présents et disponibles pour des échanges et des dédicaces. Parmi les auteurs présents, on notait ainsi la participation d’artistes de renom tels que Afif Khaled, connu pour l’adaptation du jeu vidéo Far Cry en bande dessinée, et Minta Dramane, auteur de la série primée Paya et Koulou.

A noter que l’accès était gratuit pour favoriser l’accès de tous à la culture.

Internationalisation et inclusion : une édition placée sous le signe de l’ouverture

Plus que jamais, les organisateurs avaient encouragé cette année la dimension internationale et multiculturelle, chez les auteurs comme chez les participants. Côté festivaliers, un format hybride, combinant activités en présentiel et en ligne, a permis à un public international de participer à l’événement, tout en conservant la dimension humaine et conviviale des échanges sur place. Côté créateurs, plus de 45 invités internationaux, représentant une vingtaine de nationalités, avaient répondu à l’invitation. Et pour la première fois, des bandes dessinées anglophones, lusophones et arabophones voisinaient avec les créations francophones, intégrant la diversité linguistique du continent.

Le festival rimait également avec féminisation avec une résidence Europe-Afrique 100% féminine, une initiative novatrice réunissant des autrices de bande dessinée venant d’Europe et d’Afrique. Cette résidence inédite avait pour objectif de favoriser la collaboration, de mettre en avant les voix féminines et d’encourager la création d’œuvres abordant des thématiques liées à la sororité et à l’émancipation.

Un événement au service de la professionnalisation

Plus qu’un lieu de divertissement, le Bilili BD Festival entend jouer un rôle dans la professionnalisation du secteur de la bande dessinée en Afrique.

Plusieurs initiatives allaient en ce sens, à commencer par des rencontres professionnelles destinées à mettre en relation auteurs et éditeurs, favorisant la signature de contrats et le développement de projets. Des ateliers et masterclasses animés par des professionnels expérimentés, autour de thèmes comme les techniques d’illustration, d’écriture scénaristique, et d’animation, avaient vocation à aider les jeunes talents à perfectionner leur art.

Enfin, pour mettre le pied à l’étrier à de jeunes auteurs, le Bilili BD Festival est chaque année l’occasion de récompenser les jeunes talents émergents de la bande dessinée africaine. A la clé, la visibilité auprès d’un jury de professionnels et d’un large public peuvent constituer un véritable tremplin pour leur carrière.

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