Depuis sa création à Londres en 2013, 1-54 Contemporary African Art Fair s’est imposée comme la principale foire dédiée à l’art contemporain africain et diasporique. Chaque édition réunit artistes établis et talents émergents, faisant de l’événement un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’art, les collectionneurs et les professionnels. Londres 2025 ne fait pas exception, offrant un panorama riche et varié des expressions artistiques africaines.
Héritages et nouveaux horizons
Venues du monde entier, plus de 50 galeries présentent un éventail impressionnant d’artistes confirmés et émergents, témoignant de la vitalité et de la diversité des expressions africaines. Parmi les figures établies, les visiteurs retrouveront Hassan Hajjaj – surnommé le “Andy Warhol marocain” –, Ibrahim El-Salahi, Amina Agueznay, Seydou Keïta ou encore Malick Sidibé – des artistes qui ont contribué à façonner la reconnaissance internationale des esthétiques africaines contemporaines.
À leurs côtés, une génération montante se distingue par des approches audacieuses. Cyrus Kabiru (Kenya) revisite la notion d’objet et de recyclage poétique, Pamela Enyonu (Ouganda) interroge la condition féminine dans des compositions expressives, tandis que Beau Disundi Nzazi (RDC) explore les mutations sociales de son pays à travers une abstraction vibrante.
Spécificité de cette édition : elle mettra un accent sur les artistes caribéens, comme Edouard Duval-Carrié (Haïti), dont les installations évoquent mémoire et diaspora, ou Khadijah Ibrahiim (Trinité-et-Tobago), qui croise art contemporain et héritage folklorique. Ce focus illustre les échanges entre diasporas africaines et caribéennes et l’influence des circulations culturelles sur les esthétiques afro-contemporaines.








La foire comme espace de conversation
En marge des expositions principales, 1-54 propose un programme ambitieux d’événements satellites. Projets spéciaux et installations artistiques investissent les espaces culturels londoniens partenaires, offrant au public des expériences immersives et inédites. Parmi eux, l’exposition « Rhythm & Roots », conçue par la photographe Jennie Baptiste et la curatrice Kinnari Saraiya, invite à un voyage au cœur des racines culturelles et esthétiques.
Par ailleurs, le programme de conférences 1-54 Forum propose un cycle de discussions sur les enjeux majeurs de la scène africaine contemporaine : circulation des œuvres, durabilité des modèles artistiques, rôle des institutions et nouvelles économies culturelles. Ces rendez-vous, suivis par professionnels et passionnés, font de la foire un véritable laboratoire de réflexion.
Une ambition internationale
Cette 13ᵉ édition confirme la vocation internationale de 1-54. « L’objectif n’a jamais été de créer une foire pour les artistes africains, mais une foire internationale fondée sur la qualité et la diversité des expressions africaines », rappelle sa fondatrice, Touria El Glaoui.
Outre Londres, 1-54 organise désormais des éditions annuelles à New York et Marrakech, ainsi que des pop-ups ponctuels à Paris et Hong Kong, témoignant de l’intérêt croissant du marché asiatique. En douze ans, la foire s’est ainsi imposée comme un acteur clé de l’écosystème artistique mondial, créant des ponts entre Afrique, Europe et Amériques.
Après Londres ces jours prochains, c’est à Marrakech que 1-54 donne rendez-vous aux férus d’art africain contemporain, du 5 au 8 février 2026.






